Dans un précédent article, je vous disais que je prenais régulièrement les transports en commun pour me rendre au travail. En effet, je commence par un petit trajet en bus pour aller ensuite prendre le RER.
Dans cet article, je ne parlerai que du trajet en bus et de ma satisfaction de ce service.
Coup de téléphone
Comme beaucoup de soirs dans la semaine, coup de téléphone au moment où je passe à table avec toute ma petite famille. Je me lève pour aller décrocher en ronchonnant me disant que c’était certainement encore une enquête quelconque ou bien quelqu’un qui avait encore quelque chose à me vendre. J’étais donc prêt à abréger la conversation car il est vrai que ça commence sérieusement à m’énerver tous ces appels au moment du repas. Mais lorsque je décroche, une dame se présente indiquant sa société : les bus CSO. Pour information, il s’agit d’une filiale de la branche transports de VEOLIA. Lorsque cette dame me demande si j’ai un moment à lui accorder pour répondre à une enquête de satisfaction, sans hésiter je lui réponds "OUI". C’était lundi soir. J’ai répondu à toutes les questions très sincèrement et je peux vous assurer que la note globale ne devait pas voler très haut. Car,on ne peut pas dire que le service offert par cette société de transport (en tout cas les lignes que j’utilise) soient un modèle :
- problèmes de ponctualité (il arrive même que le bus ne passe pas)
- problèmes d’amabilité de la part de certains chauffeurs et contrôleurs (vous le verrez plus loin)
- problèmes d’assiduité dans les contrôleurs de validation des titres de transport (idem, vous le verrez plus loin)
- etc…
Je raccroche, satisfait de mes réponses, et retourne à table, m’excusant auprès de ma femme et de mes enfants leurs disant que j’étais obligé de répondre car c’était une enquête de satisfaction sur les bus.
Départ pour le travail
Le lendemain matin, je rejoins l’arrêt de bus et j’attends. Je regarde l’heure et les horaires. Environ 2 minutes à attendre. Au bout de 6 minutes d’attentes, toujours pas de bus. 13 minutes plus tard, le voilà enfin…avec un retard de 11 minutes. Je repense au coup de téléphone de la veille. Je monte et, comme d’habitude, lance un aimable "bonjour monsieur" au chauffeur (malgré son retard). Nous étions, mardi matin, et au moment où j’écris cet article, j’attends encore sa réponse. Je repense au coup de téléphone de la veille. Je pars m’assoir et le bus redémarre. Conduite (un peu) sportive. Juste en face de moi, la charte environnementale VEOLIA indiquant, entre autre, que "90% de nos chauffeurs sont formés à l’éco-conduite". Je me dis : « Pas de bol, le mien fait partie des 10% restants ». Je repense au coup de téléphone de la veille.
Retour à la maison
Le soir, retour du travail. Je descends du RER pour rejoindre le bus. Un contrôleur vérifie que tout le monde valide son titre de transport lors de la montée dans le bus. Je valide et m’assoit. Lorsqu’une jeune femme monte et ne valide pas (après avoir fait la bise au contrôleur). Je devais certainement le regarder bizarrement car, lorsqu’il a croisé mon regard, il la rappelée et lui a demandé de valider. Problème, elle lui signale que son titre de transport est périmé. Alors le contrôleur : « OK ! C’est bon pour cette fois ! ». Que penser ?
En conclusion
Après avoir répondu à l’enquête de satisfaction, j’avais quelques remords pensant avoir été un peu trop sévère. Mais le lendemain m’a tout de suite fait penser au contraire. De toute façon, ma réponse à l’enquête sera-t-elle prise en compte ? J’ai quelques doutes car jeudi soir au moment du repas, coup de téléphone : « Monsieur…c’est pour une enquête de satisfaction pour les bus CSO ». Sachant que cette enquête était nominative.


Derniers commentaires